Entrepreneuriat

À 26 ans, l’ivoirienne Sali Ouattara se lance à la conquête des USA avec sa ligne de vêtements


Elle n’a pas encore 30 ans, mais le parcours de la jeune entrepreneure originaire de Yopougon (Côte d’Ivoire), est des plus inspirants. Sali Ouattara, qui a entamé sa carrière en 2017, a ouvert le 26 octobre dernier une sixième boutique pour sa marque Lili Création, à Atlanta (États-Unis). Après Abidjan, Ouagadougou, Dakar, Brazzaville, Bamako, c’est aujourd’hui à la conquête du marché américain que se lance cette intrépide amazone de la mode que rien n’arrête.

Cette histoire a commencé avec un capital de seulement 30 000 F CFA (45 euros) qui pouvaient à peine lui permettre l’achat de quelques pagnes qu’elle devait ensuite faire coudre chez un oncle. De la couture sur-mesure, elle passe à la confection de prêt-à-porter exclusivement effectuée dans son domicile à Abidjan à partir de 2017. C’est de là que tout part. Après un premier magasin à Abidjan, elle poursuit l’aventure en ouvrant des boutiques à Bamako (Mali), Brazzaville (Congo), Ouagadougou (Burkina), et Dakar (Sénégal) en une seule année.

La jeune ivoirienne se souvient toujours des remontrances que lui faisait son père qui trouvait qu’elle passait trop de temps dans ce petit business. Pour lui, l’école est la clé de la réussite et qu’elle devrait en faire donc sa priorité. Lilo, comme elle se fait appeler, n’en doutait point, mais son envie de réussir dans cette activité allait bien au-delà de l’importance de se concentrer sur ses cours.

À ses débuts, elle recevait ses clientes chez elle. Après, elle a pu ouvrir un petit atelier en employant un seul couturier. Sa petite équipe s’est avéré très efficace. Très vite, de bouche à oreille, sa notoriété s’amplifie, et lui permet de s’ouvrir un local plus grand et cette fois-ci elle emploie 5 personnes. Elle décroche un master qui lui permettra de poursuivre ses études aux États-Unis.

Aujourd’hui, les portes ne cessent de s’ouvrir pour la jeune entrepreneure. Et, la voici gratifiée d’un nouveau show-room à Abidjan, Rue des jardins, d’une grande équipe, de connexions qui ont été déterminantes pour son business ainsi que d’une communauté virtuelle de plus de 200 000 abonnés !

« Je n’ai peut-être fait qu’un bout du chemin de l’entrepreneuriat mais j’ai appris que l’important est d’aller à son rythme et avoir de l’espérance », lance-t-elle, à l’endroit de toutes les femmes qui se battent pour s’offrir une place au soleil.

Awa TRAORE

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